accueil themes methodologie processus lectures receptions

intervenants atubolo balandier boiley bosc carlier coquet garanger geary joly leduc lefebvre lombard malaquais oualdi perrot seignobos sohier tsikounas

quelques contact liens
titre.jpg

Processus de création de l'image

Vendredi 19 mai 2006

Cartographie, domination et souveraineté. La création de l'identité visuelle d'un Etat. Niger XIX-XX siècles

Camille Lefebvre, doctorante, Paris 1, CEMAf, Paris

Téléchargement Téléchargement PDF
lefebvre002.jpg
lefebvre002.jpg lefebvre005.jpg lefebvre008.jpg lefebvre007.jpg lefebvre003.jpg lefebvre006.jpg lefebvre001.jpg lefebvre004.jpg

La carte n’est pas simplement une description objective et figurée d’une réalité figée et immuable. C’est un instrument de pouvoir, un outil de contrôle de l’espace, de gestion et de stratégie. C’est aussi un discours du pouvoir sur lui-même, une image qu’il veut donner de lui, une conception qu’il a de son espace. À ces deux utilisations de la carte, correspondent deux types de représentations qui diffèrent à la fois par les méthodes de production, de figuration et de diffusion. L’étude des formes prises par la représentation cartographique du Niger permet d’appréhender les différentes formes de pouvoir qui s’y sont succédées et leurs rapports à l’espace.

La carte fut d’abord un instrument de conquête et de domination. La figuration de l’espace transcendait la possession d’un territoire incontrôlable pour des occupants à la fois peu nombreux et sans moyens. Durant cette première période de la situation coloniale, il ne s’agit que de représenter un espace à contrôler et à dominer dans un objectif purement militaire, pas encore de le montrer. C’est à la fin des années 1920 qu’apparaît la première carte destinée à être vue par un plus grand nombre. Dès lors, les deux types de production cartographique, médiatique et stratégique, se développent en parallèle.

La période de transmission se caractérise au Niger par une volonté du pouvoir colonisateur de fournir au futur État tous les outils de la souveraineté, y compris les différentes formes de représentation cartographique. Le nouvel État indépendant tenta, lui, de s’incarner dans des productions cartographiques originales. Mais la complexité de la relation du pouvoir à son espace, ainsi que la persistance de l’influence de l’ancienne puissance coloniale sur les formes et les outils de production, rendent difficile cette réappropriation.

----

bibliographie

Camille Lefebvre, Isabelle Surun, "Cartographie africaine, exploration et colonisation", Mappemonde, à paraître en 2008.

"S'approprier le territoire national: devenir nigérien", Hypothèse, Publications de la Sorbonne, 2005, Paris, pp. 25-35.

"Histoire des frontières du Niger: De la nécessité d'une relecture critique d'un tabou historiographique", Varia, Matériaux pour l'Histoire de notre temps, BDIC, janvier-mars 2004, Paris, pp. 18-24.


Le colloque le pouvoir en images, représenter la puissance politique en Afrique s'est tenu les 19 et 20 mai 2006 au centre Malher à Paris. Il a été organisé par : spacer.gif Camille Lefebvre, M'hamed Oualdi et Estelle Sohier, spacer.gif avec le soutien : menu-droite_09.jpg du CEMAf menu-droite_11.jpg de l'AUF menu-droite_13.jpg de l'école doctorale d'Histoire de Paris1 et du Bonus Qualité Recherche de Paris 1

Valid XHTML 1.0 Strict
Valid CSS!