accueil themes methodologie processus lectures receptions

intervenants atubolo balandier boiley bosc carlier coquet garanger geary joly leduc lefebvre lombard malaquais oualdi perrot seignobos sohier tsikounas

quelques contact liens
titre.jpg

Réceptions de l'image

Samedi 20 mai 2006

Portraits de mamelouks : du serviteur à l'homme d'Etat, Tunis (seconde moitié du XIX siècle)

M'hamed Oualdi, doctorant, Paris 1, CEMAf, Paris

Téléchargement Téléchargement PDF
oualdi002.jpg
oualdi002.jpg oualdi001.jpg

A partir des années 1840, les gouverneurs de la province ottomane de Tunis, les beys ainsi que leurs serviteurs mamelouks commencent à être représentés dans des portraits. Dans le contexte des réformes administratives et militaires, d’interventions croissantes des nations européennes, cette rupture dans la figuration d’hommes de pouvoir au Maghreb amène à s’interroger sur la diffusion et les réceptions de ces portraits : à qui s’adressent les portraits ? Avant tout aux interlocuteurs occidentaux ? Aux sujets de la province ? Aux beys et mamelouks eux-mêmes mais de quelles manières ?

Les premiers tableaux sont à replacer dans de nouvelles conceptions des relations diplomatiques avec l’Europe. Les tenues militaires et les décorations qui y sont représentées, la réception de tableaux de souverains occidentaux doivent concrétiser une communauté de valeur qui atténue, par des semblants d’équivalence, la réalité d’un rapport de force ayant pourtant clairement tourné à l’avantage des nations chrétiennes.

L’accumulation au sein des palais de ces images ou de gravures représentant les batailles de Napoléon Ier traduit également la fascination des beys et des mamelouks pour une culture militariste, l’adaptation à une nouvelle perception de soi : les mamelouks ne sont plus de simples dépendants des beys, ils sont en charge de la nouvelle armée, de mettre en place des institutions administratives et judiciaires, ils se fondent dans le cadre plus large du fonctionnariat.

Hors des palais, les traces d’une diffusion de ces tableaux sont rares. Les beys et leurs mamelouks se font connaître par d’autres moyens. On peut penser que la diffusion des portraits ne fut pas perçue comme un des moyens prioritaires afin d’obtenir une adhésion et une obéissance au temps des réformes.

---

bibliographie

"Cours et maisons. L’étude des entourages princiers entre domaines occidentaux et ottomans", Alfa. Revue de l’Institut de recherches sur le Maghreb contemporain, 2007, p. 159-176.

"Quand instituer aboutit à dissoudre : le corps des mamelouks au service des beys de Tunis autour de 1860", Hypothèses, 2005, p. 137-146.

"Esclaves et maîtres ? Les mamelouks au service des beys de Tunis du milieu du XVIIe siècle au début des années 1880", Actes du colloque les esclavages, RTP, CNRS (à paraître).


Le colloque le pouvoir en images, représenter la puissance politique en Afrique s'est tenu les 19 et 20 mai 2006 au centre Malher à Paris. Il a été organisé par : spacer.gif Camille Lefebvre, M'hamed Oualdi et Estelle Sohier, spacer.gif avec le soutien : menu-droite_09.jpg du CEMAf menu-droite_11.jpg de l'AUF menu-droite_13.jpg de l'école doctorale d'Histoire de Paris1 et du Bonus Qualité Recherche de Paris 1

Valid XHTML 1.0 Strict
Valid CSS!